Bibliographie

Solstice et au-delà
Nous irons dormir mon aimé là où la nuit se fait jour
au bord de la guerre et du ciel de nos ancêtres.

article  l’Orient littéraire

Tarabuste éditions


Comment fait-on l’amour pendant la guerre ?
« Cathie Barreau construit une fiction au plus près du réel, cherchant avec obstination à comprendre les racines de la guerre au sein d’un peuple qui y semblait inapte.Comment l’amour peut naître et vivre en des êtres qui tiennent debout comme un immeuble bombardé, troué mais solide. C’est la question que pose avec insistance ce roman d’une grande finesse, chronique d’une guerre amoureuse dont l’écriture sort toujours victorieuse. »

Alain Nicolas, l’Humanité, 9 janvier 2014

et entretien avec la librairie Mollat


Resonnent-les-voix-des-hommesRésonnent les voix des hommes

publie.net

« Cathie Barreau affronte, dans ce texte, peut-être moins la condition pénitentiaire elle-même (omniprésente, évidemment), que ses fantasmatiques, ou ses instances symboliques. Parce que ce sont deux femmes qui interviennent dans la réclusion des hommes, et que la question du rapport aux corps est sans cesse posée, jusqu’au danger ou à la bascule. Parce que l’atelier d’écriture fait partie du récit, et que ce qu’on interroge, c’est ce que déplace la langue quand on la convoque volontairement.

Cathie Barreau se saisit donc de la fiction, et la construit en 7 figures. À chacune, magistralement, correspondra une figure de l’atelier d’écriture ou sa restitution. On retrouvera, dessiné de tout près, les personnages dont chacun d’entre nous a eu à négocier : le gardien, l’instituteur, chacun avec sa logique propre.

Mais elle affronte, avec l’outil de la fiction, la question qu’on nous demande précisément de taire : travailler ou échanger avec, toucher qui violé ou tué, quelle est la part obligée de compromis avec soi-même, et quel rapport avec l’instance même qui nous amène ici, à savoir qu’on écrit, qu’on peint ? Le récit s’étend sur la durée d’une année d’intervention en prison, avec le passage des saisons, et sans tout cela il ne serait pas littérature. »

François Bon, écrivain, publie.net


Refuge-sacréRefuge sacré

publiepapier.net

Extrait

J’ai vécu dans un hôpital en Seine-Saint-Denis au bord de la Marne, vous disais-je. C’est le début d’un roman.

Toutes ces saisons, j’ai senti mon corps-mon âme se transformer en passant de la déformation à l’effritement, et tout à la fois je le sentais se modeler, s’étirer, se déplacer. Les mouvements, les chocs et les caresses me devenaient sensibles au point que lorsque je retournais de temps à autres dans mon pays d’océan et de déluge, j’éprouvais une fatigue inconnue jusque là. La mutation qui s’opérait me rendait légère et déterminée. La souffrance m’était devenue inutile comme un capital qui a perdu toute sa valeur.

J’avais dans ma valise une robe, un parfum ancien, un ordinateur, une brosse à cheveux, 60 livres dans un ibook et Mrs Dalloway en format poche.


ecoute-s-il-y-neigeEcoute s’il neige

« Pour dire cette rencontre, cette fusion, Cathie Barreau écrit des phrases d’une beauté très douce. On y sent la chair du monde, le flux des vies désirantes, la force des solitudes, la pulpe des musiques.
Et l’on suit ces amants émouvants de l’été des cerises à celui de l’émeute, emplis comme eux d’ « ambitions de vie et d’air » et avec l’envie d’aller, comme eux, « voir jusqu’au bout ». »
Gérard Lambert-Ullmann


visite-aux-vivantsVisites aux vivants, prix Marguerite Audoux, 2007
« (…) Comme au vitrail des églises, dans les enluminures et les images populaires, la représentation a cette force occulte des naïvetés souveraines, en quoi s’illustrent les mystères, mués en légendes : ce qui doit être lu et entendu. Ni agenouillement, compassion ou dévotion, pourtant il passe quelque chose de sacré dans cette célébration discrète. Un élan d’amour pour les êtres, leur dignité humaine. »

Anne-Marie Garat, écrivain, Le Monde, 23 février 2007


les-chosesLes premières choses mais les oiseaux

« La parola evocativa e danzante di Cathie Barreau ci trasporta in un universo dove il tempo è acerbo, la vita una scheggia di colori e ombre, che si scompone e ricompone in una notte senza sonno. Una scrittura che, con passo adornato di grazia, travalica il confine della prosa, per carezzare il lembo scintillante della poesia. Visioni oniriche e squarci di surrealtà. »

Llaria Biondi, cultura al feminile


journalJournal secret de Natalia Gontchavora
« Je viens de lire, d’un trait, ce Journal secret de Natalia Gontcharova. C’est magnifique. (…) Un des textes qui dit le mieux, avec Duras, la jouissance féminine, l’amour au féminin, sa lumière et son obscurité, son énigme. La langue est très belle, classique. Et plus je vais, plus je trouve subversif d’écrire dans la belle langue classique qui fait honte à la langue plate et propre de médias, aussi subversif sinon plus que d’écrire dans une langue déconstruite. »

Lydie Salvayre, écrivain


3-jardinTrois jardins
« C’est une merveille, ce Trois jardins. (…) C’est poignant sans jamais être complaisant, d’une parole tenue, animée de l’intérieur d’un bout à autre par une profonde élégance. Les trois mouvements qui organisent le livre, les trois lieux le tiennent dans une forme et dessinent le mouvement psychologique de la sortie au jour. L’entrelacs constant de l’intérieur à l’extérieur – du monde des pensées intimes et du monde des sensations suscitées par la nature – n’est pas seulement émouvant, il accomplit ce qui est essentiel dans un texte : rendre compte du « monde effectivement éprouvé ».

Jean-Paul Goux, écrivain,

et article de Jean-Claude Lebrun


Mes éditeurs :

Editions Buchet-Chastel, collection Qui vive

Tarabuste

Editions Laurence Teper, repris par Corlevour et distribué par la sodis

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